Septembre 2026

Après un été totalement atypique, voici la rentrée. Atypique parce que nous avons tous réalisé ce que voulait vraiment dire le changement climatique : la réalité d’événements climatiques auxquels nous ne pouvons pas être préparés. Nous sommes tous allés un été ou l’autre dans le midi de la France, mais nous n’avions jamais mesuré ce que voulait dire un été semblable (canicules et sécheresse) plaqué sur nos territoires, leur végétation, leur faune, leur agriculture et leurs habitants qui n’y sont pas préparés.

Nous étions préparés pour une réédition de la canicule de 2003, et il y a eu beaucoup moins de morts. Mais en 2003 il n’y avait pas eu les mêmes incendies, la même sécheresse de longue durée… Comme les militaires qui souvent « préparent la dernière guerre » mais peinent à préparer la prochaine, nous étions préparés pour un nouvel été 2003 et non pour l’été 2026.

Une question se pose à nous : les incendies de forêts poussent à faire pour l’avenir des bandes de débroussaillement entre espaces forestiers, qui pourront d’ailleurs être cultivées ; mais ces bandes constitueront elles-mêmes des obstacles à la mobilité, à la continuité écologique forestière toujours plus nécessaire puisque c’est une condition à l’adaptation des écosystèmes naturels. Comment concilier résistance au feu et continuité écologique ?

Plusieurs réponses viennent à l’esprit pour répondre au risque que les corridors écologiques ne soient des facteurs d’aggravation du risque d’incendie :

  • Les corridors écologiques sont moins vulnérables au feu s’ils suivent des ripisylves qui contiennent des espèces peu inflammables ;
  • Les corridors écologiques des milieux boisés devraient être peuplés de nombreuses espèces, surtout de feuillus, moins inflammables que les résineux ou eucalyptus ;
  • Les incendies dans les corridors écologiques, en général de largeur modérée, sont plus faciles à éteindre ou arrêter par les services d’incendie, et plus facilement détectables puisqu’ils sont proches de zones anthropisées.

Leur débroussaillage paraît donc moins essentiel que celui des massifs forestiers. Au contraire, les bandes de débroussaillage devraient sans doute ménager des corridors de biodiversité pour assurer la continuité écologique ; le cas échéant, ils faciliteront la régénération naturelle. En tout cas, c’est un sujet à intégrer dans tous les débats, déjà actifs, sur la régénération de la forêt après 2026.

Calendrier de nos prochaines activités

Samedi 5 septembre à 15h : sortie « Papillons des pelouses calcaires » à Rosoy, animée par Olivia Chardon, diplômée du Museum national d’histoire naturelle. Rendez-vous à 15h devant l’église de Rosoy. Participation au chapeau.

Samedi 12 septembre à 16h : dernière randonnée des Chemins d’artistes 2026. Rendez-vous à l’église de Valprofonde. La randonnée sera suivie d’un cocktail de clôture à 19h à la Buvette du P’tit Rû. D’ici là, votez pour votre oeuvre préférée et soutenez les artistes.  Sans attendre l’heure du bilan, nous avons déjà eu plus de 4000 visiteurs et espérons atteindre les 5000. Une belle progression qui se poursuit d’édition en édition ! Merci aux artistes qui viennent rencontrer le public à la Porte de Sens et à tous ceux qui ont participé aux animations, concerts et exposition.  

Rencontres avec les artistes des Chemins d’artistes 

Toujours de 14h30 à 18h au Musée-Galerie Carnot à Villeneuve-sur-Yonne

Vendredi 28 août : Marie Desforge (du collectif Graines de lumière)

Vendredi 18 septembre: Philippe Czerwinski 

Samedi 19 septembre: Cécile Chéreau

Vendredi 18 septembre 20h30 à Joigny : concert de clôture des Chemins d’artistes ; Jean-Pierre Ferey interprétera un programme d’œuvres dédiées à la nature et à la forêt. Le concert se tiendra à l’Espace Claude Debussy à Joigny dans le cadre des Vendredi de Debussy. La billeterie sur place ouvre à 20h. Vous pouvez aussi prendre vos billets sur Helloasso.

Samedi 19 – Dimanche 20 septembre: Journées du patrimoine Ouverture exceptionnelle de l’exposition de la Porte de Sens les deux jours, matins (10h-12h30) et après-midi (10h30-12h30). Puis décrochage des œuvres le 20 au soir.

Le flyer de ce calendrier est accessible ici.

Nos programmes en cours

Notre programme Environnement a bien avancé cet été, avec de nouveaux projets dont nous partagerons les avancées le moment venu.

Conservation des pelouses calcaires : Leia Masse a fini son stage et une description détaillée des propositions de gestion. Si certains espaces (Saint-Martin du Tertre) sont déjà gérés pour préserver les pelouses, d’autres sont embroussaillés et il sera difficile de trouver des acteurs prêts à y développer du pâturage. Certaines petites parcelles pourraient faire l’objet d’un débroussaillage manuel car elles ne sont pas pâturables, trop petites et trop embroussaillées. Nous organiserons sans doute un ou deux chantiers de volontaires durant l’automne et l’hiver pour cela – ce débroussaillage a de l’intérêt s‘il est suivi à brève échéance d’une mise en pâturage. Merci de signaler votre intérêt pour participer à un tel chantier. Nous pourrions l’organiser en décembre ou janvier.

Les Chemins d’artistes : depuis les dernières Nouvelles, nous avons organisé et réussi nombre d’événements : le vernissage de l’exposition de la Porte de Sens le 18 juillet, la balade du 7 août suivie d’un concert de chant et guitare à la Buvette du P’tit Rû, de nombreuse Rencontres avec un artiste à l’exposition, la Nuit de la chauve-souris à l’église de Valprofonde le 21 août avec une sortie qui a mis en évidence la présence de grands rhinolophes, de murins, de barbastelles et de pipistrelles aux alentours du hameau, diverses réparations d’œuvres abîmées par des machines ou par les intempéries naturelles mais violentes cet été… la sortie a eu du succès tout l’été, mais bien sûr moins de fréquentation durant les épisodes de canicule.

A propos de canicule, il faut noter que malgré la sécheresse persistante depuis début juin, la bande Semobord est en fleur ; merci aux 2 ou 3 orages qui l’ont fait pousser. Moins grande et belle que les autres années, bien sûr. C’est pourquoi nous remercions des visiteurs de cueillir les fleurs avec parcimonie : les abeilles les adorent et c’est étonnant de voir comme elles viennent de loin pour les butiner – il n’y a pas grand-chose ni dans les bois ni dans les jardins. Laissez-les en le maximum aux pollinisateurs affamés !

Mares des Cointards : le projet est en attente de l’accord des dernières parties prenantes.

Nos soucis

  • Nous vous avions fait part de la destruction de 17 nids d’hirondelle dans la ferme de la Commanderie de Marsangy. Les nouveaux nichoirs devaient être posés en juillet mais ne semblent pas l’avoir été.
  • Projet de centrale photovoltaïque à Bussy-le-Repos – en fait sur le coteau face à Chaumot. Les promoteurs du projet ont organisé une réunion à Bussy-le-Repos le 24 juillet, ce qui permet d’avoir un peu plus d’information et montre que le projet aurait des conséquences très négatives pour la biodiversité, le paysage et la trame verte forestière sur laquelle se situe le projet… la demande d’autorisation sera déposé formellement fin 2026. Nous nous y opposerons bien sûr et appelons toutes les personnes concernées à nous rejoindre ou nous contacter pour être plus forts dans la bataille qui s’annonce pour préserver la forêt.
  • Quelle agriculture et quelle sylviculture pour demain ? Suite à la sécheresse et aux canicules, tous les acteurs s’interrogent sur les meilleures façons de s’adapter aux changements systémiques qui débutent. Cela mérite des réflexions de fond, comment les développer localement, avec des acteurs différents et complémentaires ? A titre d’exemple, les maraîchers bio de Sergines ont vu leurs récoltes et leurs serres détruites à 80% par un orage de grêle. Au-delà de la solidarité (vous pouvez les aider via ce lien), comment combiner l’adaptation et la réduction des émissions qui sont à la source de ces troubles ?
  • Le projet de parc éolien de Saint-Valérien et Dollot, à l’étude, compromet le projet de la Communauté de communes de valoriser la vallée de l’Orvanne sur le plan touristique. Il sera très visible des deux villages et de la vallée. La vallée de l’Orvanne est pourtant dans le prolongement de la réserve de biosphère de Fontainebleau et du Gâtinais , et pourrait être un maillon fort de la continuité entre forêt d’Othe et forêt de Fontainebleau.

Les événements de nos partenaires

Samedi 19 décembre 17h, Terres d’entente : le Bois Frileux donne la parole à deux agriculteurs, un en pleine carrière, l’autre en fin de carrière, pour raconter leur vie, leurs difficultés, leurs questionnements.  Salle Alain Bashung à Saint-Julien du Sault, à 17h.